…et je vous rejoins dès que j’ai fini le montage ! En effet, cher public, j’ai décidé de prendre des p’tites vacances de Enfin les vacances afin de mener à bien dans des délais raisonnables le projet de… Enfin les vacances, le film !

Malgré les apparences, il ne s’agit pas d’une contradiction dans les termes, mais bien d’une simple constatation : avec les quelques autres cossins que je mène de front, je ne parviendrai jamais à faire le montage de ce film en moins de quelques décennies si je concentre plus d’énergie à alimenter la bête (ce blog) plutôt qu’à réfléchir à comment donner du sens aux 275 minutes de matériel de la web série qui attendent pour devenir quelque chose qui pourrait ressembler à un film. Et comme je pense que ce film pourrait être plus consistant (et plus le fun à faire pour moi) que les petits amuse-gueule que je vous mets depuis un mois et demi, alors ce choix s’impose de lui-même.

Pour ceux et celles dont ce dernier mois et demi de désintox n’aurait pas suffit, vous pouvez toujours « rechuter » et vous retaper quelques épisodes (ils sont évidemment tous archivés ci-contre, et paraît qu’il y en a qui ne parvenait pas à suivre le rythme hebdomadaire…). Pour les autres, ben il reste toujours cette chose qui, paraît-il, dépasse souvent la fiction et qu’on appelle la réalité. Paraît aussi qu’il y a des choses à y améliorer en ce moment…

Alors au plaisir de vous y croiser quand je ne serai pas dans la salle de montage. Et je vous fais signe quand c’est prêt, promis.

Yvon D. Ranger

Tel qu’annoncé la semaine dernière dans mon petit topo « on the road », voici le reportage sur la conférence de presse qui a eu lieu le 7 juillet 2011 au mont Ham. Le but de l’opération était d’alerter l’opinion publique sur le manque de transparence du nouveau conseil d’administration présidé par Langevin Gagnon, maire de Ham Sud.

Vision « st-sauveurienne » du développement faisant fi du fragile équilibre de la montagne (fantasme de chalet au sommet), alourdissement du processus de participation à en écoeurer le citoyen le plus motivé, accointance avec des projets de développement privés à proximité de la montagne, on retrouve tous les ingrédients désastreux de la triste histoire de Guindonville. Bref, une attitude qualifiée par un intervenant comme « un cas flagrant d’autocratisme, de despotisme et de népotisme » !

Ce vidéo sort plusieurs mois après l’événement parce que son montage a constitué un véritable festival de problèmes techniques. Étant en vacances dans la région et n’ayant eu vent de la conférence de presse que  quelques heures avant, j’ai dû emprunter une caméra HD que je ne connaissais pas pour la tourner. Je me suis donc retrouvé avec des clips dans un format que mon logiciel de montage habituel (un dinausaure qui se nourrit encore au mini-DV) a eu bien du mal à digérer… Ce n’est donc pas le montage le plus dynamique que j’ai pu faire, mais dans les conditions, et vu l’importance des enjeux, je me permets de le rendre public. Le dernier lien ci-bas actualise un peu le dossier.

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SOS-Mont-Ham (page Facebook)

Bisbille autour du mont Ham (11 Juillet 2011 )

Le Parc du mont Ham devient un projet régional (05 décembre 2011)

Quand j’ai tourné mon Petit guide des invasions barbares il y a neuf ans, je ne me doutais pas qu’il ferait malheureusement école à ce point. On vous présente en effet cette semaine et la semaine prochaine un dossier où un joyau de la campagne québécoise, le mont Ham, situé aux confins de l’Estrie, des Bois-Francs et de la Beauce, se retrouve menacé encore une fois par un projet de « parc régional » censé rapprocher la population de la nature, mais qui l’en éloigne par toutes sortes de magouilles au nom du « Développement » avec un grand « D » comme dans Danger justement…

L’histoire commence donc l’été dernier et vous est résumée dans le petit topo de présentation qui suit. C’est tourné avec un portable tenu à bout de bras d’où l’image et le son merdiques (j’avais pas ma caméra avec moi car cet événement n’était pas planifié et j’étais supposé être en vacance de Enfin les vacances…). Prenez-le donc comme ce que c’est : un truc tournée avec les moyens du bord dans l’urgence parce que la situation l’exigeait.

Et on se revoit la semaine prochaine pour le reportage tiré de la conférence de presse au mont Ham…

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L’épilogue ajouté au « Petit guide des invations barbares » (que vous pouvez écouter directement cette semaine en cliquant sur la version ci-bas du vidéo), on l’avait tourné pour parodier le mépris qu’avait démontré la ville de Val-David pour les locataires évincé(e)s de Guindonville. On était alors loin de se douter que ça allait faire fureur pour de vrai 7-8 ans plus tard… (voir les liens sous le vidéo !)
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Le 09 octobre 2010
Les conteneurs à l’honneur
« Parmi les plus réputées, notons le complexe Container City et l’hôtel Travel Lodge, tous deux à Londres, les logements pour étudiants à Keetwonen, à Amsterdam, le musée Papertainer en Corée du Sud, ainsi que les logements du collectif TAM Associati pour les médecins d’un hôpital au Soudan. À la fin d’août, par ailleurs, une résidence universitaire a été inaugurée au Havre, en France. »

Des conteneurs pour aider les sans-abri
«L’itinérance est un passage, précise-t-il. Ce n’est pas une destination. Le conteneur est un symbole du voyage qui amènera l’itinérant ailleurs, vers une autre étape de sa vie.»

En faveur des conteneurs
«On va percer des ouvertures dedans, fait remarquer M. St-Jean. Mais on va les choisir, ils ne seront pas tout bosselés!»

Et même à Haïti !

Le 12 août 2010
Luck Mervil : reconstruire Haïti, village par village
« Muni de lits et d’une table escamotable, le conteneur converti peut abriter une famille de six personnes, a expliqué Gilles Robitaille, de Constructions nomades, une firme des Laurentides. Un conteneur adjacent abritera une salle de bains et des lavabos. Des panneaux solaires permettront à la maison d’être autosuffisante au point de vue énergétique. Selon l’architecte qui supervise le projet, Ron Rayside, le tout résistera à la fois aux tremblements de terre et aux ouragans. »

De moins grandes ambitions, et pas de conteneurs ici, mais tout de même intéressant pour Haïti :

Le 23 janvier 2012
Haïti: quand les sinistrés mettent la main à la pâte
« «On a maintenant une vraie maison, permanente et parasismique!», s’exclame Mme Britus, fière du travail accompli. «Il faut penser à transformer les communautés en acteurs de leur propre reconstruction, soutient M. Jean-Baptiste. Il revient aux Haïtiens de s’occuper de la reconstruction de leur pays.» »

Je suis retombé cette semaine sur ce film que j’ai tourné il y a presque 9 ans dans le cadre des soirées des Lucioles. Je l’ai donc mis dans la catégorie « Les courts métrages », mais ce billet est aussi bien sûr publié « En attendant le film… ».

Le film dure un bon 20 minutes parce qu’il s’agit au fond deux courts métrages mis bout à bout. Pourquoi ? Parce que le second est la conséquence, à peine exagérée, du premier où sont exposées six grandes règles pour bien réussir une invasion barbare. Je commenterai d’ailleurs la seconde partie qui commence à 12:12 la semaine prochaine, et j’aurai malheureusement l’opportunité d’actualiser ce dossier « Invasions barbares » dans deux semaines…

Je ne vous en dit donc pas plus, sinon de vous inciter à regarder la 2e partie du film seulement la semaine prochaine pour avoir les commentaires qui viendront avec (ça aurait été trop de travail pour moi de les séparer!).

Pour l’instant, replongeons-nous dans le contexte de la première partie du film. On est début 2003, en pleine crise du logement, et la municipalité de Val-David, dans la région des Laurentides, ordonne l’expropriation de 7 maisons à loyer modique pour construire le chalet d’accueil d’un parc régional controversé. L’affaire « Guindonville » devient en quelque mois le symbole de la lutte pour le logement social au Québec. Malgré une mobilisation importante, les 7 maisons sont détruites le 6 juillet 2003 et tous leurs locataires se retrouvent à la rue.

Tous ? Pas tout à fait… Mais ça, ce sera pour la semaine prochaine car c’est la deuxième partie du film qui montre par l’absurde où mène cette logique d’exclusion.

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L’affaire Guindonville

L’affaire Guindonville : ajouter l’insulte à l’injure

Val-David – Desjardins épouse la cause des expropriés de Guindonville

Guindonville ou le gâchis oublié

Le 16 décembre dernier, des membres d’ATTAC-Québec ont participé à une flash mob pour la taxe Robin des bois, très réussie, dans le quartier des affaires à Montréal.

La taxe Robin des bois, ou Taxe Tobin, ou encore taxe sur les transactions financières, est cette taxe qui, comme l’explique le site web de ATTAC-Québec, pourrait freiner, en la taxant, la spéculation outrancière qui a cours sur les marchés financiers. 3000 milliards de dollars transitent chaque jour sur le marchés des devises seulement, la majorité à des fins spéculatives, soit faire de l’argent avec de l’argent. C’est si colossal qu’on a peine à l’imaginer.

L’Institut autrichien de recherche économique estime qu’une taxe internationale sur les transactions financières de seulement 0,05 % pourrait rapporter près de 650 milliards de dollars par an. De quoi financer la lutte contre la pauvreté et les changements climatiques dans le monde, à l’heure où la majorité des États font face à de graves crises des finances publiques en partie causées, par ailleurs, par la fuite de capitaux dans les paradis fiscaux.

Parmi les manifestant de la flash mob se trouvait Claude Vaillancourt, président d’ATTAC-Québec, qui était également allé cet automne à la Place du Peuple exposer ces idées aux gens de Occupons Montréal, présentation que nous vous proposons cette semaine.

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Du 3 au 9 octobre 2011, une caravane du FRAPRU composée de plus de 80 locataires, mal-logéEs ou locataires de logements sociaux, a parcouru 3200 km et organisé des actions dans 24 villes de 12 régions administratives du Québec. Le documentaire « Sur la route pour le logement social », réalisé par Santiago Bertolino et Hugo Samson, de Funambules médias, relate le périple des deux convois de la caravane et présente des témoignages sur les problèmes de logements dans les différentes régions du Québec.

Le documentaire a été lancé à Montréal, le lundi 5 décembre, en présence de plus de 200 personnes. Vous pouvez visionner plusieurs clips de cette caravane sur You Tube, dont celui-ci :

Parlant de logements, j’ai déjà mentionné dans notre section « Pour garder contact » l’existence de la liste d’envoi « Rézo ». Il s’agit d’une « mailing list » hebdomadaire d’entraide et d’annonces en tout genre (parfois même de tendance anarchiste…) qui sert aussi à annoncer la sortie de nos épisodes. Elle est née du besoin des gens de se trouver un logement ou des colocataires et c’est toujours son moteur principal. Si vous désirer vous inscrire sur la liste, envoyez un courriel à : rezo-subscribe@rezo.koumbit.org Pour vous désinscrire en tout temps, envoyez un courriel à rezo-unsubscribe@rezo.koumbit.org (dans les deux cas, pas besoin d’écrire quoi que ce soit dans le OBJET ou le corps du courriel).

FRAPRU

Il y a deux ans jour pour jour, le 1er janvier 2010, Lhasa de Sela nous quittait. Ayant mis dans l’épisode 1 du chapitre VIII de Enfin les vacances deux brefs extraits d’une performance de Lhasa tournés lors d’une soirée de soutien pour Farley Matchett, un ami m’a suggéré de mettre les séquences au complet sur le web pour en faire bénéficier tout ceux et celles qui l’appréciaient.

C’est filmé tout croche car ce n’était pas destiné à être diffusé intégralement, mais on vous l’offre ici pour mémoire…

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Site web de Lhasa de Sela

Page Facebook de Lhasa de Sela

La route chante Lhasa, hommage à la chanteuse vendredi le 6 janvier 2012

 Le p’tit cadeau

Il est dans ce dernier épisode. Ou quand on se met le doigt dans l’engrenage…

 Alors voilà, après avoir visionné cet ultime épisode de Enfin les vacances, vous êtes maintenant en mesure d’apprécier chaque mot du titre de ce dernier chapitre…  ;-P

L’expérience de cette web série, avec ses 3 saisons, ses 10 chapitres, ses 35 épisodes et ses 275 minutes de matériel en tout (l’équivalent de 3 longs métrages d’une heure et demi chacun !) fut, il faut bien l’avouer, un peu éprouvante par moment. Mais elle fut surtout ô combien enivrante, et ce, en grande partie grâce à vous, cher public !

Car contrairement à ce qu’insinue à la blague ma (toujours très drôle) complice à la fin de l’épisode précédent, il y avait bel et bien du monde « qui écoutait ça c’te série-là » (à notre grande surprise). C’est d’ailleurs avec un mélange de stupéfaction et de jubilation que nous recevions toujours les commentaires que vous nous adressiez en personne (vous savez, dans ce « drôle de monde » sans clavier d’ordi qui aurait bien besoin d’un peu d’amour et d’anarchisme…).

D’où le « p’tit cadeau » pour vous remercier concrètement… Et en attendant, on va essayer de continuer à nourrir la bête (ce site) à chaque semaine avec toutes sortes de petits bouts de films qu’on espère inspirants, un peu comme ceux de la catégorie « court métrage » qui vous avaient permis de patienter l’été passé. Je ne pense pas qu’il me reste beaucoup de courts métrages présentables à montrer, mais fort heureusement nous ne sommes pas seuls…

YVON D. RANGER

Chien famélique et auberge espagnole

C’était supposé être le dernier épisode du dernier chapitre de Enfin les vacances. Ça finissait bien : la fille retrouvait le village de ses parents où elle n’avait pas mis les pieds depuis 30 ans. On devait tout au plus s’amuser à chercher l’auberge où elle était jadis descendue. Et puis il y a eu cette question, posée à un monsieur devant un bar. Et ce qu’elle voulait à tout prix éviter arriva : la familia…

Ce qui devait être l’ultime épisode de la série en devient donc le pénultième. Alors on se revoit le 25 décembre pour un p’tit cadeau !

Pause publicitaire

Groupe : LA PATENTE À FRANÇOIS LEGAULT (Vie et mort d’un avatar)

À l’action ! : Le CAQ, le parti politique des 1%!

Film pertinent : Infoman présente le iCAQ de la CAQ à Legault

Question de la semaine : Évidemment : ça va être quoi, le p’tit cadeau ?

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