Chapitre_IX - LA LIBERTÉ


Manquer de temps dans une prison

Obéissant librement aux déterminismes qui nous ont conduit jusqu’à cette prison espagnole, nous recevons une décharge d’adrénaline de celui à qui on était sensé en donner une !  Comme quoi la liberté est définitivement un concept bien abstrait et bien relatif…

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Groupe :  De prisons en prisons ; Souverains anonymes

À l’action ! : De jeunes contrevenants s’opposent au projet de loi omnibus sur la criminalité

Film pertinent : Des hommes de passage

Question de la semaine : Parlant de temps « en dedans », le prochain et dernier chapitre de la saison parlera du temps « en dehors », mais lequel au juste ?

Libre comme dans un labyrinthe

En route vers la prison de Valladolid, nous nous perdons une fois de plus dans les rues labyrinthiques d’un petit village de Castille, métaphore d’une liberté d’expression de plus en plus exiguë, où tout ce qui nous sera bientôt permis de dire sera « qu’il fait beau quand il y a du soleil dehors », comme l’évoque ironiquement Alain Denault en parlant des poursuites-bâillons contre Noir Canada, une atteinte à la liberté d’expression qui est au fond la même que celle que subissent les prisonniers politiques du pays basque ou d’ailleurs ! Ouf… Tordu ? Attendez de voir le lien entre les deux, par la magie de la traduction…

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Groupe : Libre d’être… Écosociété

RoyalOr plans to turn Mount Royal into an open-pit mine
À l’action ! : Le site Free Speech at Risk existe pour mettre de l’attention sur les menaces à la liberté d’expression et la liberté académique au Canada

Film pertinent : Trou Story ;   L’or des autres

Panafricentrage, by Aziz S.Fall, Munich, Octobre 2011.
Question de la semaine : Vont-ils se rendre à leur criss de prison ?

Le prologue de ce neuvième chapitre sur la liberté, en posant la question de la liberté d’expression à travers « l’affaire Noir Canada », donne le ton aux épisodes qui vont suivre où il sera question de prisonniers politiques, donc de gens à qui l’on enlève leur liberté pour avoir exprimé leurs idées…

Et comme au début de chaque chapitre de Enfin les vacances, voici une petite citation de circonstance de Laborit.

«En réalité, ce que l’on peut appeler ‘liberté’, si vraiment nous tenons à conserver ce terme, c’est l’indépendance très relative que l’homme peut acquérir en découvrant, partiellement et progressivement, les lois du déterminisme universel. Il est alors capable, mais seulement alors, d’imaginer un moyen d’utiliser ces lois au mieux de sa survie [...]»

- Henri Laborit

*

Dur réveil au pays de Franco

Après une journée de fou (vélo, train, autobus, avion et auto) qui nous a permis de relire quelques lettres de Gorka avec qui nous avions rendez-vous le lendemain, on se perd on sortant de Madrid à dix heures du soir et on est obligé de faire comme Desjardins (« Et j’ai couché dans mon char ») !

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Groupe : Askatasuna, défense des prisonniers basques

À l’action ! : Iban* Apaolaza Sancho trial Highlights and Call to Action

Film pertinent : L’Anus Horribilis (conférence de presse sur les prisonniers politiques basques à 14:30 minutes de cette 2e partie du film)

Question de la semaine : Où se précipitent deux anars après un 24h éprouvant de transport qui les a mené jusqu’au coeur de l’Espagne ? A) à la Sagrada Familia à Barcelone; B) à une corrida à Séville; C) à une prison perdue dans un champ à Valladolid.

Ce neuvième chapitre de Enfin les vacances s’ouvre exceptionnellement sur un prologue. Un prologue qui vient préciser dans quel sens nous allons surtout considérer le thème de la « liberté » dans ce chapitre qui lui est consacré, à savoir, la liberté d’expression.

Et comme les contours de cette liberté d’expression ont été récemment redéfinis par l’incontournable poursuite de 6 millions $ de Barrick Gold contre les auteurEs et les éditeurs du livre Noir Canada, nous vous offrons en guise de prologue cet entretien d’Alain Deneault avec l’animateur de radio Paul Arcand au lendemain de l’annonce de l’entente hors cours intervenue entre les deux parties.

Nous commençons donc en vous livrant pour ainsi dire le punch de cette saga judiciaire de trois ans et demi. Mais comme le diable est toujours dans les détails, certains de ceux-ci vous seront rappelés au fil de ce chapitre par la « magie du cinéma »…

Cette vidéo est suivi du message sur  »l’opération de cyber-réédition citoyenne de Noir Canada » (un message qui a circulé sur le Net dans les jours qui ont suivi l’entente obligeant Écosociété à cesser la publication du livre).

 

*

Alain Deneault s’entretient avec Paul Arcand

(19 octobre 2011)

Sur des images des moments forts de cette lutte citoyenne contre les poursuites-bâillons, réflexions d’un auteur dont le travail montre les limites actuelles de la liberté d’expre$$ion dans nos sociétés dites démocratiques…

 

Comme vous le savez peut-être, « Au terme d’une lutte judiciaire qui aura duré trois ans et demi, les Éditions Écosociété sont parvenues à une entente hors cour avec l’une des parties adverses. Afin de mettre fin à la poursuite que Barrick Gold leur a intentée en avril 2008 pour un montant de 6 millions de dollars, et pour cette raison uniquement, les Éditions Écosociété cessent la publication du livre Noir Canada. Ce retrait ne saurait en rien constituer un désaveu du travail des auteures, Delphine Abadie, Alain Deneault et William Sacher, ou de l’éditeur. […]« 
Vous pouvez lire la suite du communiqué de presse ici.

Vous pouvez aussi lire l’excellente lettre ouverte d’un collectif d’auteurs publiée dans le Devoir au et qui se conclut en ces termes :« D’ailleurs, les admissions exigées par Barrick révèlent en fait un aveu de faiblesse de la part de l’entreprise elle-même. Elle ne peut vaincre qu’en exerçant des pressions énormes sur ses opposants. Mais ce faisant, elle démontre qu’il s’agissait bel et bien depuis le début d’une poursuite visant non pas à réfuter mais à bâillonner les auteurs et à faire taire leurs interrogations légitimes. »

Pour ma part, je pense que cette guerre d’usure qui dure déjà depuis plus de trois ans, Barrick en a perdu à peu près toutes les batailles si l’enjeu était sa réputation…

Et voici sa dernière erreur, car elle va donner une nouvelle vie posthume à l’ouvrage, peut-être pas sur papier, mais sur support numérique… Car si tout le monde qui a été écoeuré par l’affront de cette poursuite à la liberté d’expression décide de s’y mettre, Noir Canada peut carrément avoir une seconde cyberédition !

Et ça commence dès maintenant en allant vous télécharger une copie de l’ouvrage qu’une personne anonyme a scanné au complet à l’adresse suivante : http://www.congoforum.be/upldocs/EBOOK%20FRan%C3%A7ais%20Noir%20Canada%20Pillage%20corruption%20et%20criminalit%C3%A9%20en%20Afrique%20Al_.pdf

À partir de maintenant, c’est donc l’opération diffusion tout azimut qui commence : en doc attaché par courriel, par bittorrent, etc ! « Imagination is the limit ! ».  Partout ces faits troublants doivent demeurer accessible à la réflexion.
Vous vous sentez amer(e) et impuissant(e) devant la conclusion de ce combat inégal de David contre Goliath ? Détrompez-vous : vous pouvez agir et être « la garnotte dans le front de Goliath » !  ;-P   Envoyez ce message à tout votre carnet d’adresse, à tous vos amis Facebook et à tous vos suiveux sur Twitter ! Si cette opération devient « virale », ce sera la plus belle revanche citoyenne que l’on puisse imaginer à l’arrogance de ces grands psychopathes corporatifs qui se croient tout permis.

Non à la censure ! Non au gros cash qui tente de tuer la liberté d’expression !
Solidairement,
B.
p.s. : notez aussi que le lien suivant permet de télécharger le pdf du livre Noir Canada sous le protocole Bit torrent.  Le protocole Bit torrent évite une surcharge du coté du serveur et permettre à chacun de participer dans le partage du fichier, en l’occurrence cet ouvrage important.
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