Archives : juin, 2011


Le bracelet d’Adil

Le 24 septembre 2009, c’est la fin d’une longue saga pour Adil Charkaoui qui coupe enfin sa laisse électronique et redevient un homme libre. Notre envoyée spéciale était là, et nous rapporte des images choc (et presque stables…) de ce moment riche en émotions.

Malgré son ascension fulgurante comme réalisatrice, elle annonce cependant qu’elle prend une retraite anticipée de son nouveau travail. Espérons seulement que sa tendance naturelle aux vacances la fera au moins revenir devant la caméra…

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Groupe : Charkaoui libre : le dernier droit d’une longue lutte ; Charkaoui brise ses dernières chaînes

À l’action ! : Délégation à New York en solidarité avec Abdelrazik

Film pertinent : Adil Charkaoui retrouve l’entière liberté

Question de la semaine : Quelle sera cette grande épopée, ce bienfaisant retour aux sources ?

De notre envoyée spéciale à Ottawa

Eh oui, comme tant d’autres grandes stars hollywoodiennes, elle est finalement passée derrière la caméra, non pas à Hollywood mais à… Ottawa ! On a le glamour qu’on peut…

Et il a fallu une cause qui lui tienne vraiment à coeur pour qu’elle ose passer de son kodak qui fait des images fixes à mon kodak qui fait des images qui bougent (et qui bougent beaucoup, dans son cas…). Et cette cause, c’était les certificats de sécurité,  cette patente à gosse permettant  de déporter ou de détenir sans charges et pour une durée indéterminée un étranger ou un résident permanent qui a l’air d’un ara… euh, d’un terroriste. Comme Adil Charkaoui, que l’on croise dans ce reportage, ou Mohamed Harkat, dont la conjointe Sophie commente pour notre envoyée spéciale le déroulement des audiences.

Or quelques mois après ce jour de juin 2006,  la plus haute instance judiciaire du pays statuait que les certificats de sécurité violaient effectivement la Charte canadienne.

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Groupe : Coalition Justice pour Adil Charkaoui ;   Insécurité certifiée: Un sans faute pour Harper

À l’action ! : The Secret Trial 5: le financement de films sur la justice sociale

Film pertinent : Secret Canada 1 – Part 1 of 3

Question de la semaine : Va-t-elle poursuivre son nouveau travail ou bien Ottawa, ses procureurs et ses juges l’ont-t-ils trop fait souffrir ?

Alors que tout le monde commence à penser à ses vacances, votre téléroman web anarchiste pour toute la famille, toujours tellement à contre-courant, vous propose son sixième chapitre sur… le travail ! Après la vie quotidienne et la vie de banlieue d’un nobody mythomane, un autre sujet super excitant, allez-vous ironiser, cher public ? Ce serait oublier que le type qui a pété sa coche, et sa télé du même coup (de masse), a rejoint tous ceux qui n’ont pas été éliminés à Militant académie pour descendre dans la rue en 2003 et rappeler le vrai visage sanglant de la guerre d’Irak.  

Un travail qui s’est poursuivi cinq ans plus tard, comme nous allons le voir cette semaine, par deux grandes manifestations à Québec contre la mission de l’armée canadienne en Afghanistan. 

 

Mais avant, comme le veut la tradition,  une petite citation de Éloge de la fuite, tirée du chapitre sur le  travail.  

« Le travail ne peut être un but en soi. Il ne peut servir de critère de référence pour institutionnaliser les rapports sociaux. Dès qu’il en est ainsi, le groupe ou l’ensemble humain qui le prend pour finalité oublie dans l’effort vers une productivité croissante de biens marchands le but essentiel de son existence, à savoir les relations entre les éléments individuels qui les constituent. […] L’Homme est un être de désir. Le travail ne peut qu’assouvir des besoins. Rares sont les privilégiées qui réussissent à satisfaire les seconds en répondant au premier. Ceux-là ne travaillent jamais. »
– Henri Laborit, Éloge de la fuite, p.107-109 

Travail de longue haleine

Y’a-t-il un travail digne de ce nom hors de l’esclavage salarié ? Le travail peut-il s’émanciper de son origine étymologique latine trepalium qui signifie « instrument de torture » ? Ce qu’on « fait dans la vie » doit-il être rémunéré pour exister ? Et finalement, tuer du monde, même en étant payé par l’État pour le faire, est-il un travail comme un autre ?  

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Groupe : Guerre à la guerre 

À l’action ! : Afghanistan – Harper jouait double jeu en 2009

Film pertinent : Variations sur un minable
Question de la semaine : Va-elle enfin, comme tant d’actrices, passer derrière la caméra ?

 Pour les raisons déjà évoquées, on vous présente cette semaine un dernier court métrage  avant le retour de Enfin les vacances pour un petit chapitre sur le travail… Une notion bien relative, le travail. À dissocier de la rémunération puisque souvent, faire oeuvre utile pour la société, donc travailler, n’est pas rémunéré. Par exemple, faire son travail de citoyen et descendre dans la rue pour dénoncer une guerre impérialiste comme celle d’Irak en 2003. Ou documenter l’affaire avec sa petite caméra …

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Du coeur pour les Saigneurs

Action visant à montrer le vrai visage sanglant de la guerre et non celui asceptisé que nous présentent les grands médias.

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